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Meuhtropolis, Canada



Observations sur
le terrain :

En appui à la stratégie en trois points de Planète lactée pour assurer la stabilité à long terme de l’industrie laitière canadienne


Point 1 : Augmenter la consommation nationale
              en produits laitiers


« À une rencontre régionale ici même (London, ON), les exploitants de fermes laitières ont voté à l'unanimité en faveur d'une baisse des prix du lait afin de maintenir leur part de marché. [.] Le lendemain à Belmore, les producteurs des comtés de Huron, Perth, Bruce et Grey ont voté dans le même sens presque à l'unanimité sur la même question. »

« Le marché du lait a connu une croissance d'environ sept pour cent dans les 10 dernières années. Mais Palmer (directeur des exploitants de fermes laitières de l'Ontario (EFL) ajoute '... mais dans les six derniers mois, cette croissance a subi une érosion de la moitié de ce pourcentage. »

« Sans aucun doute, nous nous sommes chassés nous-mêmes de certains marchés » ajoute Connell (directeur de la section Craig des EFL).

Le dossier de la réduction des prix gagne du terrain; ses défenseurs indiquent que les producteurs reconnaissent l'urgence d'agir pour maintenir leur part de marché, article du Ontario Farmer, 28 mars 2006

« Les prix du lait ont augmenté à tel point que chaque nouvelle hausse nous fait perdre des parts de marché. Il serait temps de considérer le gel ou la réduction des prix du lait. »

Lettre ouverte à l'industrie laitière par le président des exploitants de gros cheptels de l'Ontario, 2006

« La hausse du prix en février, [... a eu un impact sur la demande ...], comme le disait M. Gould, (directeur général des exploitants de fermes laitières d'Ontario). Non seulement la demande en lait liquide, crème glacée, fromage et beurre a-t-elle régressé, [... mais nous avons pu constater qu'elle s'est maintenue beaucoup plus longtemps que dans le passé]. »

L'économiste est d'avis que la réduction des quotas est inévitable; l'industrie en est arrivée au point où toute hausse du prix garanti entraîne la résistance de la demande; article du Ontario Farmer, 27 septembre 2005

« Mais M. Kane (président du Conseil des producteurs laitiers d'Ontario) a également fait cette mise en garde à l'effet que [... le marché canadien n'a pas de bonnes nouvelles à raconter. Il est sur le déclin avec une importante régression de la consommation.]. Actuellement, le prix du fromage est uniforme, celui du beurre est à la baisse de près de cinq pour cent, celui du lait liquide et de la crème glacée dégringole tandis que la restauration stagne », ajoute-t-il.

Le président du CPL prédit une importante chute de la consommation, article du Ontario Farmer, 28 février 2006

« Les ventes de beurre ont chuté dramatiquement depuis la dernière hausse (des prix) de février et malgré la période de Noël, nous avons un important surplus (12 800 tonnes au 16 décembre 2005). »

La hausse du prix garanti ne répond plus aux attentes de l'industrie, article du Ontario Farmer, 20 déc. 2005

« Les exploitants de fermes laitières du comté d'Oxford réclament une réduction du prix du lait si cette mesure permet d'augmenter le volume de vente du lait et les revenus nets tirés de la ferme. »

Pétitions d'Oxford pour la réduction du prix du lait, article du Ontario Farmer, 21 mars 2006

"Pour fournir une compensation aux fermiers suite au déclin des ventes et aux coupures de quotas, la commission a augmenté les prix payés aux fermiers par les consommateurs de 14 pour cent ces deux dernières années. (Aux points de vente au détail, ces augmentations peuvent probablement atteindre 20 pour cent et même plus.) Ce n'est probablement pas la première fois dans l'histoire du commerce qu'une industrie a dû opérer une remontée des prix pour soutenir les ventes. Mais il est difficile de citer des précédents, particulièrement dans la mise en marché de produits facultatifs. »

Gestion de l'offre agricole au Canada : une catastrophe imminente. New Brunswick Telegraph-Journal, chronique de Neil Reynolds, 1er juillet 2006

« En dépit du choix de la CCL de poursuivre sa politique d'établissement de prix intégrant 50 pour cent des coûts de production redirigé vers les producteurs, aucune augmentation de prix du lait industriel ne serait justifiée, » ajoute-t-il (Phil Cairns, conseiller principal en politiques de la EFL).

Pas de marge en vue pour une remontée du prix du beurre, article du MilkPRODUCER, octobre 2006

« Les chiffres préparés par Cairns (conseiller principal en politiques de la EFL) et basés sur les renseignements disponibles en septembre, démontrent que le prix mondial et le taux de change du dollar canadien ont contribué à une sévère érosion de la protection établie par le tarif de 299 le cent. »

« Le prix franco du beurre d'importation, net des frais de transport et de dédouanement, aurait été de seulement deux cents de plus le kilo que le prix du marché national. »

Pas de marge en vue pour une remontée du prix du beurre, article du MilkPRODUCER, octobre 2006

« Beaucoup plus d'efforts et un plus grand déploiement de ressources (par les offices de mise en marché du lait) sont axés vers la restriction commerciale de l'industrie laitière plutôt que vers une augmentation de la consommation. Au Canada, c'est plus de 38 000 fermes laitières qui ont disparu depuis 1980. »

Finding profits on Canadian farms, document de travail de l'Association des propriétaires fonciers de l'Ontario (Ontario Landowners' Association), mars 2006


Point 2 : Mise en oeuvre d'une transition
              responsable vers les marchés libres


« Le système de gestion de l'offre constitue un marché exclusif pour les 22 000 détenteurs de quota qu'il protège. C'est une mauvaise affaire pour 30 millions de consommateurs et une catastrophe pour les 250 000 exploitants de ferme laitière qui ont le malheur de ne pas faire partie de ce club sélect des producteurs privilégiés. »

Ce système agricole dessert le consommateur, Vancouver Sun, chronique de Don Cayo, 18 nov. 2005.

« Les systèmes provinciaux de la gestion de l'offre dans l'industrie laitière n'entraînent peut-être pas des coûts budgétaires élevés, mais le consommateur paye le gros prix et le principe d'allocation efficace des ressources s'en trouve compromis. »

Analyse comparative de la performance économique canadienne; Jean-Phillipe Cotis, économiste en chef, OCDE, nov. 2006

« C'est l'exemple parfait d'une politique économique à la soviétique et dépassée, avec un Big Brother à Ottawa exerçant une mainmise entière sur la production nationale de lait, sur le prix qu'on en demandera et sur les tarifs exorbitants de plus de 200 le cent pour empêcher toute concurrence parmi les importations de beurre, de lait, de fromage, etc., et cela, bien au-delà des limites autorisées.

Les économistes l'ont baptisé 'gestion de l'offre'. Mais dans le monde réel où les familles s'approvisionnent chez Safeway ou dans les banques alimentaires, on appelle ça de l'exploitation. »

C'est le temps de sortir Big Brother de l'industrie laitière, article du Vancouver Province de Brian Lewis, 4 déc. 2005

« À l'évidence, la gestion de l'offre n'a été avantageuse que pour les détenteurs de quota. On ne peut que constater l'absence embarrassante de discussions autour des avantages potentiels d'une réduction des subventions et d'un accès plus ouvert aux marchés extérieurs pour la grande majorité des exploitants qui ne détiennent aucun quota. »

Au-delà du rapport Wayne Easter : Élaboration d'une politique agroalimentaire globale, au Canada; Larry Martin, Al Mussell et Martin Gooch du George Morris Centre, février 2006

  « Distribués gratuitement à l'origine par le gouvernement dans les années 60, les quotas sont maintenant transigés sur un marché spécial qui peut rapporter quelque 27 000 $ par vache laitière. Un cheptel d'environ 50 têtes peut ainsi valoir 1,35 million $. Les 16 300 exploitants de ferme laitière au pays détiennent des quotas dont la valeur d'ensemble est estimée à 20 milliards $. »

Mesure de l'avidité humaine : l'industrie fixe les prix du lait à plus du double du marché mondial; l'industrie laitière canadienne s'est battue bec et ongles contre le marché agricole hors frontières et son entêtement coûte fort cher aux Canadiens, article du Maclean's, 16 jan. 2006

« Selon ses détracteurs, non seulement le système exploite les consommateurs, mais il met aussi en péril la viabilité de l'industrie alimentaire canadienne au détriment, à long terme, des producteurs eux-mêmes. Alors que les exploitants de ferme laitière assujettis à la gestion de l'offre réclament 65 sous le litre pour leur permettre de survivre, Chris Birch, qui ne détient pas de quota et qui, pour cette raison, exploite son entreprise hors du système canadien, vend avec profit aux Américains sa production laitière de 40 à 45 cents le litre, grâce à un permis d'exportation délivré par les É.-U. »

Mesure de l'avidité humaine : l'industrie fixe les prix du lait à plus du double du marché mondial; l'industrie laitière canadienne s'est battue bec et ongles contre le marché agricole hors frontières et son entêtement coûte fort cher aux Canadiens, article du Maclean's, 16 jan. 2006

« Quelle serait votre réaction si un monopole de services publics, après une réunion à huis clos sans aucune transparence ou sans aucune audience publique où des experts venus de l'extérieur pourraient contester les chiffres présentés, fixait arbitrairement votre tarif annuel d'électricité ? Vous seriez bien sûr indigné. Et pourtant, c'est justement un scénario identique qui se répète d'année en année dans notre industrie laitière nationale. »

Un coup de baratte à beurre pour la Commission du lait, Vancouver Province, chronique de Brian Lewis, 22 janvier 2006

« L'effondrement de la ronde des pourparlers de Doha n'exempte pas la gestion de l'offre d'opérer une réforme axée vers le marché. Le prix de ces aliments protégés continuera de grimper. La demande des consommateurs pour ces aliments continuera de régresser. La production sera de plus en plus réglementée. Plus d'exploitants abandonneront les affaires, leurs permis (quota) vendus aux enchères au survivant offrant le meilleur prix. Ces hausses des coûts feront grimper encore plus les prix. Et ainsi de suite. »

Le Canada pourrait faire une déclaration unilatérale en matière de libre-échange, New Brunswick Telegraph-Journal, chronique de Neil Reynolds, 5 août 2006.

« Nous avons désespérément besoin de stratégies de transition pour ceux toujours pris au piège de cette agriculture dépassée, fortement réglementée et politisée, afin de permettre aux consommateurs de tout le pays de communiquer d'une façon plus directe avec nos entrepreneurs et producteurs. En cela, l'exemple australien mérite notre attention en matière de stratégie de rachat des quotas et pour soulager cette industrie du poids du coût des quotas (financement compris) d'environ 5 $ par jour et par tête. [.] La seule façon pour l'industrie de survivre dans sa forme actuelle est de se retrancher derrière des tarifs gonflés qui se traduisent par un gros prix pour les consommateurs canadiens. »

Pour une agriculture concurrentielle, Moncton Times & Transcript, chronique de Brian Lee Crowley, président du Atlantic Institute for Market Studies, 28 juin 2006

« L'argument le plus souvent servi par les défenseurs de la gestion de l'offre est le suivant : dans l'éventualité où les prix baissent directement à la ferme laitière, cette réduction pénaliserait les producteurs sans avantager les consommateurs puisque les transformateurs et les détaillants augmenteraient leurs marges. Cette peur n'est pas fondée », assure Valentin Petkantchin, directeur de la recherche à l'Institut économique de Montréal.

Une baisse considérable des prix au détail du lait liquide a suivi la réforme australienne. Selon les prévisions de la Competition and Consumer Commission de l'Australie, l'économie réalisée par les consommateurs australiens sur leurs achats de lait avoisine annuellement les 188 millions $ AUS.

Institut économique de Montréal, communiqué de presse du 27 janvier 2006

« Les élus canadiens devraient reconnaître que les limites imposées par la réglementation actuelle à l'accès à de nouveaux marchés pour les exploitants de ferme laitière sapent la capacité d'émergence du secteur alimentaire, » peut-on lire dans une ébauche de politique préparée par le George Morris Centre, situé à Guelph.

« Cette ébauche indique que l'actuelle réglementation des marchés dans les secteurs soumis à la gestion de l'offre et dans l'industrie des grains des Prairies engendre des tensions croissantes et exige de relever des défis plus exigeants.

« De plus en plus, il devient évident que la réglementation des marchés au Canada étouffe l'innovation, » mentionne l'étude.

La réglementation du marché limite l'innovation, selon une étude, article du Western Producer, 31 août 2006


Point 3: Développer le marché d'exportation

« On prévoit que la demande mondiale en produits laitiers jusqu'en 2010 suivra une courbe ascendante de 2,5 pour cent par année, l'UE comptant pour 13 pour cent de cette croissance, comparé à 52 pour cent en Asie et 18 pour cent en Amérique latine et aux Caraïbes. »

Étude de la demande pour les produits laitiers, Agra CEAS consulting, 23 septembre 2005

« Selon une étude récente, l'industrie laitière américaine aurait réussi à augmenter ses exportations de 56 pour cent au cours des deux dernières années. L'exportation laitière a atteint un record de 1,66 milliard $ (USD) selon les chiffres communiqués par le U.S. Dairy Export Council. Les marchés en effervescence sont l'Asie, la Russie, le Mexique et le Moyen-Orient. »

Des profits à l'exportation pour les producteurs laitiers américains. Article du Ontario Farmer, 4 avril 2006

« Le Canada possède le ratio le plus élevé de terre arable par habitant parmi les pays développés. Avec le déclin de la population, l'exportation représente donc l'avenue la plus rentable pour la croissance de plusieurs régions et les débouchés de produits. »

Au-delà du rapport Wayne Easter : Élaboration d'une politique agroalimentaire globale, au Canada; Larry Martin, Al Mussell et Martin Gooch du George Morris Centre, février 2006

« L'incapacité de développer une industrie de l'exportation est inhérente à un système de gestion de l'offre et les producteurs agricoles les plus importants au Canada nécessitent justement le contraire. Le système étouffe donc la croissance potentielle autant des produits laitiers que celle de la volaille en maintenant ces industries à probablement la moitié de leur taille si l'entrepreneurship et l'innovation agissaient dans leur cadre normal. »

Ce système agricole dessert le consommateur, Vancouver Sun, chronique de Don Cayo, 18 novembre 2005.

« Les exportations canadiennes, particulièrement en ce qui concerne les produits prêts à la consommation, ont connu une hausse significative aux É.-U. et dans le reste du monde suivant les réductions décrétées par les pourparlers de l'ACCEU et ceux de l'OMC de l'Uruguay. Si les exportations canadiennes ont connu une hausse significative après la réduction modeste suivant le sommet de l'Uruguay, il est logique d'imaginer qu'une hausse encore plus forte suivrait une réduction plus importante. »

Au-delà du rapport Wayne Easter : Élaboration d'une politique agroalimentaire globale, au Canada; Larry Martin, Al Mussell et Martin Gooch du George Morris Centre, février 2006

« Le libre-échange en agriculture a été avantageux pour le Canada. Contrairement aux craintes que les gros fermiers américains avalent les petits exploitants canadiens, nous exportons encore plus vers les É.-U. qu'avant. Depuis les 20 dernières années, nos exportations d'aliments aux consommateurs américains ont quadruplé pour atteindre 16 milliards $ et nous sommes passés d'une balance commerciale déficitaire à un surplus de quelque 2 milliards $. »

Pour une agriculture concurrentielle, Moncton Times & Transcript, chronique de Brian Lee Crowley, président du Atlantic Institute for Market Studies, 28 juin 2006

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